Les rouages aux mouvements perpetuels

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Message  Marnus le Ven 31 Juil - 14:03

Première traduction (de Ever turning Wheels ) alors soyez indulgents, please Very Happy

Les rouages aux mouvements perpetuels Turningwheels

Les rouages aux mouvements perpétuel:

Quand les appareils de débarquement arrivèrent, Jeb et moi comptions les secondes nous séparant de notre mort – Si ce n’étais celle des forces d’invasions, alors celles de notre propre peuple, dont certains avait juré de mourir sur leurs pieds et de prendre tout le monde avec eux, envahisseur et traitres sans distinction. Les traitres, apparemment, étaient ceux ne souhaitant pas mourir plutôt que d’être sous le Joug de la roue Caldari (Peut être un rapport avec le sigle calda ?)

Mais les vaisseaux se posèrent, aplatissant des collines entières par leurs impacte, et une fois leur plateformes de sorties déployées et les armées qu’elles contenaient en marche dans notre direction – le soleil faisant briller leurs carapaces de métal, des nuages de poussière soulevés par le souffle de leurs pas synchronisés – personne n’a entamé quoi que ce soit ressemblant à un réel combat.

Jeb et moi étions toujours à couvert – ce qui n’avait plus vraiment de sens, car si nous avions vraiment souhaité être en sécurité, nous aurions du courir en direction des montagnes – et nous observâmes, alors que les forces Caldari avançaient encore et toujours. Ils ne semblaient pas affecté par la même gravité que nous l’étions.

Nous attendions des tirs qui ne vinrent jamais. Quelques personnes se ruèrent aveuglement en direction des troupes, certains portants des armes ou des objets assimilables comme tels. Je ne sais pas si les Caldari avaient reçu l’ordre de ne pas tirer ou si ils étaient simplement parfaitement discipliné, mais la dernière chose que j'aperçus de nos rebelles fut une trainée de poussière, se dissipant jusqu’à disparaître. Ils étaient enveloppés par l’armée, désarmés et neutralisés. Certains étaient laissés gisant sur le sol, menottés et immobiles, d’autres étaient portés, furieux et luttant, vers le buisson ou le point d’eau le plus proche et y étaient lancés sans cérémonie. La plus grand mesure répressive qu’ils prirent à l’encontre des nôtres fut de bâillonner quelque uns des rebelles les plus bruyants, ce qui étaient surement plus un soulagement pour moi que ce ne l’était pour eux. Il n’y a rien de plus insupportable qu’un rebelle hurlant consciemment réduit à des jurons incompréhensibles.

Dans un chuchotement, Jeb me demanda si nous étions perdus, et je ne sus pas quoi lui répondre. Une partie de moi – la partie rebelle, je supposais, bien que je ne le ressentais pas ainsi – voulait dire oui. Une autre partie, plus sensible, suspectais que nous puissions avoir un monde nouveau en mains.

***


Nous étions une colonie méconnue de la Fédération Gallente, établie il y a si longtemps que les documents historiques relatifs à notre fondation étaient inexistants. Nos dirigeants, tout autant qu’ils étaient, maintenaient que cela prouvaient que nous étions là depuis longtemps. La vérité était que nous avions juste mal tenue les archives.

Pour la majorité d’entre nous, cela n’avait pas été la vie la plus facile à mener. Les ressources ont toujours été rares et peu abondantes, et le peu que nous mettions de coté était strictement contrôlé par notre gouvernement local. Nous avons fait quelques rares et infructueux échanges avec des planètes voisines, mais pour la plus grande partie, nous continuions à faire nos affaires entre nous. La peur de notre gouvernement d’une dépendance extra-planétaire avait mené à une imposition exorbitante de tout le trafic interstellaire, et la population supportait en majorité, bien qu’à contrecœur, cette politique. En vérité, nous avions appris à ne pas désirer ce que nous ne pouvions acquérir facilement. Nous étions un système tournant en vase clos – interconnecté, complexe et opaque – et par les myriades de cas de monopoles, de favoritismes, de dessous de tables et de despotismes que nous avions laissé se mettre en place, nous nous convainquions nous-mêmes qu’il s’agissait de la seul manière possible de faire tourner une planète, et nous en développèrent une étrange fierté, comme si notre corruption était emblématique de notre indépendance.

La Guerres de factions (Factional Wars) nous prit par surprise. Dans les nuits noir où nous levions les yeux vers les étoiles et où nous voyions certaines d’entre elles se déplacer à grande vitesse et d’autres exploser en flammes. C’était les Capsuleurs, sur lesquelles je n’avais jamais entendu que des histoires, engagés dans des batailles que je ne pouvait même pas commencer à imaginer.
Se battant pour le contrôle de ces territoires – se battant, à mon grand étonnement, pour nous.

Nous n’étions pas habitués à être l’objet des plans de qui que ce soit, encore moins des plans menés avec autant de férocité. Le filet de rapports arrivants parlaient des succès Gallente, des conquêtes Gallente et de la dominations de la Flotte Fédérale (Federation Navy), ce qui nous rendit encore plus nerveux : Nous n’étions pas stupide, et même les plus fervents nationalistes parmi nous savaient parfaitement que nous, Gallente, avec toutes nos forces, ne livrerions pas toutes nos batailles dans des systèmes Gallente comme le notre si nous étions sur n’importe quel chemin vers à la victoire.

Le filet s’est finalement tari, et nous avons commencé à parler à voix basses. Peu de temps après, les Caldaris arrivèrent…

***


Le plus haut échelon des Gallentes dirigeant notre colonie était une unité cloisonnée d’auto-élitisme. Ni moi, ni Job, ni n’importe qui d’autre comme nous n’avais jamais espéré pouvoir la rompre. La meilleur chose à laquelle nous pouvions espérer était des récompenses individuelles pour des tâches bien effectuées ou des services bien rendus: avantages et bonus, appliqués comme de la graisse sur nos rouages dans leurs mouvement perpétuel. Ce n’était visiblement pas un système parfait, et il n’était en tout cas pas juste, mais il fonctionnait pour ce qu’il était. Nous pouvions vivre au bout de ces ficelles aussi longtemps que nous sentions que la bonne parmi elles était tirée au bon moment, et qu’elles étaient, à l’intérieur de ce système opaque, au moins tolérablement transparentes.

Néanmoins, c’était un système pauvre, adapté à un monde pauvre, et quand les Caldari arrivèrent, je savais que j’étais un traitre, parce que dans mon cœur, je leurs souhaitais la bienvenu. Si cela avait été nous, descendants sur leurs mondes, nous nous serions rués dans le rugissement des balles, mais ils vinrent en silence, agiles et efficaces. Et avec les plus bénignes des blessures, ils séparèrent la tête de notre corps malade.

Nous avons protesté, évidemment, quelques uns d’entre nous plus un peu plus vicieusement que les autres, mais nous l’avons fait en sachant que nous ne pouvions espérer apporter une quelconque forme de changement. En tant que Gallente maintenant soumis à un empire étranger, c’en était frustrant à l’extrême, mais en tant qu’individus sur une colonie corrompue et excentrée, c’était – pour moi, au moins – une délivrance coupable, appuyée sur l’espoir que la nouvelle administration puisse amener quelques parcelles d’égalité et d’opportunité. Alors que quelqu’un au milieu de la Fédération proprement dite aurait pu se sentir épris de ses dirigeants, et d’autant plus déterminé à résister à l’envahisseur, ici les seuls choses qui n’aient jamais fait de nous des Gallentes étaient les bannières sur nos bâtiments gouvernementaux, et le sous-entendu politiques de chacun pour soi.

Le nouvel ordre commença. Nos vies continuèrent. Jeb et moi avions le même vieille emploi avec les même supérieurs et les mêmes responsabilités, et la nuit, nous faisions chacun les même rêves familiers, peut-être un petit peu plus claires maintenant, de richesses et d’opportunités. Les choses prirent un petit moment pour se tasser, mais finalement elles le firent. Les protestations s’arrêtèrent, les gens continuant de travailler pour leurs payes, et tous ceux qui tentèrent leurs propre petites méthodes pour renverser le système étaient sois emprisonnées –brièvement, sans répercussions ou mauvais traitements– ou simplement ignorés.

Et malgré ma déception muette, les Caldaris – les efficaces, disciplinés, et inflexibles Caldaris – commencèrent à tout faire échouer.

La première erreur qu’ils firent fut lors de la présentation du nouveau gouvernement. Les Gallentes sont habitués à avoir une voix, tout autant qu’elle puisse être ignorée. Notre nouveau gouverneur, un diplomate Caldari apparemment expérimenté dans le fonctionnement de colonies astéroïdes Caldari, fut installé avec son équipe de représentants aussitôt son arrivé sur la planète. Des émissions locales nous informèrent de son expertise et sous-entendirent qu’il allait nous mener vers de grandes choses, mais se turent sur les détails de ses dispositions : combien de temps il serait en place, quelles serait les limites de ses pouvoirs sous le régime actuel, et quels seraient exactement les changements à venir. Le manque d’information, associé au manque total de motivation à impliquer la population locale, firent plus pour agiter la rébellion qu’aucune action armée ne l’aurait fait. Nous avons sur que nous étions impuissant dès le moment où l’armée atterri, mais c’était une règle liée à son temps, fixée dès le moment où les armées d’argents avaient marché dans notre direction. Ce nouveau développement sonnait la première note de notre futur, et impliquait que nos vies à partir de maintenant allaient être totalement sujettes aux caprices d’une force inconnue et méconnaissable.

Tout ce qu’ils auraient eu à faire aurait été de nous écouter. Nous demander notre opinion, prétendre écouter, et tout serait allé bien mieux. A la place, ils se sont condamnés eux-mêmes à diriger une population qui était déjà pessimistes sur son futur, et ne voyait pas de raisons d’aider ses maitres à améliorer leurs propres sort.

Cela continua comme ça. La Flotte avait peut-être exécuté une prise de contrôle précise, mais la bureaucratie a virtuellement trébuché sur sa voie vers le pouvoir. Les dieux savent que notre ancien régime n’était pas parfait, mais au moins nous nous étions habitués à ses vices. Puis les Caldaris sont arrivés dans la partie et fait la pire chose qu’ils auraient pu faire : amener le changement, mais étouffer l’espoir qu’il puisse être pour le meilleur.

Jeb et moi avons gardé un œil rivé sur le nouveau pouvoir, comme n’importe qui d’autre l’aurait fait. Nous avons lu les procès-verbaux du conseil, parlé courtoisement à ses représentants, et gardé nos bouches closes pendant que nous récoltions toutes les informations que nous pouvions.

Plus nous en apprenions, plus il devint claire qu’il ne s’agissait pas d’un échec de la méritocratie, cette lumière directrice du nouveau régime Caldari.

A la place, c’était la faute de notre nouveau gouverneur, qui avait supervisé tous les processus suivant l’invasion elle-même, et qui n’était clairement pas adapté au poste. Ses hommes étaient juste aussi corrompus que les anciens, mais ne possédaient ni les contacts personnels, ni la compréhension profonde de la vie de la colonie requise pour faire fonctionner la communauté sous tous ces greffons.

Le Gallente en moi reprit le dessus.

J’ai gardé un œil sur tout, vu les myriades de problèmes, et noté des voies détournées de les réparer. Mon propre emploi, en tant qu’animateur de bas-niveau, m’accordant des opportunités de voyager, je réalisa la plupart d’entre elles. Je ne posa pas de questions sur le travail ou n’importe quoi d’autre qui puisse être réputé suspicieux ; mais de toute manière, je n’eus pas à le faire. Tout ce que je fis fut de questionner les gens à propos d’eux-mêmes. Finalement, leurs propos se déplacaient sur leur travail, et la plupart d’entre eux étaient très content de me parler de toutes les erreurs qui pouvaient être corrigées, comme les gens tendent à le faire quand ils parlent à quelqu’un qu’ils croient juste aussi impuissant qu’ils le sont.

Cela pris de semaines, et le seul avec lequel je partageait ces idées était Jeb, qui semblait d’accord avec la plupart de ce que je pensais. Les longues nuits de planification sans sommeil, et les longs, prudents, jours de recherche de la bonne personne à qui parler, et des bonnes fissures dans l’armure à lentement travailler.

Pour finir l’appel vint. Le gouvernement –le gouverneur et une bonne partie de son équipe tout entière– devaient être remplacés. La colonie s’était stabilisée, disaient-ils –ce qui était vrai– et il était maintenant possible pour eux de retirer le gouvernement provisoire actuel et de le remplacer par des autochtones. Tout ceci était vrai. Aucunes mentions ne fut faite des énormes erreurs qui prirent place durant le bref séjour du gouverneur. Elles n’étaient plus importantes à présent.

Des noms furent mentionnés. Le mien apparut; une fois, puis une autre, puis assez souvent pour que les voix m’élèvent au pouvoir.

***


Je ne suis pas encore tout en haut –le sommet appartient aux Caldaris– mais je me suis élevé jusqu'à une des plus hautes positions qu’un Gallente puisse occuper dans cette colonie. Jeb n’est pas loin derrière moi.

Ce fut une période étrange. Cela m’a prit plus que j’aurais désirer d'apprendre comment cette endroit est dirigé, et la tache labyrinthique que pouvait consister à en tirer les ficelles.

La méritocratie est une chose réelle et merveilleuse. C’est ce que nous avions toujours voulus. Les performances comptent. Si vous êtes bons à ce que vous faites, vous êtes récompensés; si vous ne l’êtes pas, vous êtes poussés de côté en faveur de quelqu’un qui peut faire votre travail. C’est un concept qui, de droit, aurait du émerger chez les Gallentes. Ce qui n’est pas arrivé, s’échappant de ce ragout noirâtre (black stew ??) qu’est le monde corporatif Caldari, origine et fondement de sa capacité à s’adapter, et un grand discrédit à la nôtre.

Et dans ce nouveau monde qu’ils nous ont permis de créer, je ne peux pas m’empêcher de me demander si le legs de Tibus Heth, ce grand seigneur de guerre de l’état Caldari, et sa quête de destruction de la Fédération Gallente par tous les moyens, n’est pas toujours poursuivi. Les effectifs ont augmenté de part et d’autre, mais le rapport de force est resté le même qu’il l’était hier et auparavant…

La colonie fonctionne mieux que jamais. Les gens ne toléreront plus rien, à présent. Tous ceux qui échouent à servir la méritocratie et son peuple au niveau requis ne peut pas être autorisé à bloquer le chemin des autres.

Le chiffres sont arrivées. J’ai connu Jeb depuis que nous sommes enfants.

C’est ainsi qu’ils vont nous tourner l’un contre l’autre. Et je ne sais plus ce que c’est que d'être un Gallente.

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